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> référence : "Planet Scoop" n°1 (mai juin 2000)

Vous êtes des millions de téléspectateurs français à attendre fébrilement le retour de Buffy contre les vampires, série diffusées sur M6. En quelques mois, son héroïne, Sarah Michelle Gellar (SMG) est devenue le centre d'intérêt de la planète entière. Pour percer le mystère, nous l'avons rencontrée...

Planet Scoop : Ce succès immense, à qui le dois-tu ?
Sarah : Ce que je suis aujourd'hui, je le dois incontestablement à ma mère Rosellen. Depuis l'âge de 7 ans, date à laquelle mon père nous a abandonnées, c'est elle qui m'a entièrement prise en charge. Gamine, je la revois se torturer l'esprit pour savoir comment elle allait payer le loyer de notre appartement new-yorkais. L'argent manquait cruellement à la maison... Aujourd'hui encore, maman est ma première fan. Lorsqu'elle passe me voir à Los Angeles, elle me ramène toujours des albums qu'elle confectionne avec toutes les coupures de presse des journaux qui parlent de moi !

Planet Scoop : Pourtant tu étais dans une école privée huppée ?
Sarah : Quand on habite Manhattan (quartier résidentiel de New York), on n'a guère d'aurtes choix que d'intégrer une école privée ! C'est grâce à une bourse accordée par l'état que j'ai pu entrer à la Professional Children's School, un collège adapté aux élèves qui ont une activité parallèle. Je complétais mes frais de scolarité avec mes cachets de comédienne.

Planet Scoop : Quelles étaient alors tes relations avec tes camarades de classe ?
Sarah : Les autres filles du collège étaient toutes issues de la bourgeoisie locale. Si jeunes, elles ne parlaient que de shopping, de garden-party et de soirées mondaines. Leurs parents venaient les chercher en voiture de luxe, elles partaient en vacances aux Caraïbes... Moi, je n'étais pas du même milieu, et elles me le faisaient souvent sentir. Je me retrouvais souvent dans mon coin, à l'écart...

Planet Scoop : As-tu gardé une rancoeur à l'égard des gens riches ?
Sarah : Franchement, je ne pense pas. Plus jeune, j'ai souffert d'un réel rejet en raison de ma condition sociale défavorisante. Même par vengeance, je ne veux pas jouer à mon tour ce jeu stupide. Aujourd'hui, mon métier m'a permis d'acquérir une certaine aisance financière. Demain, j'aurai des enfants. Et je ferai tout pour que mes enfants n'aient pas le comportement dédaigneux des filles gâtées-pourries de mon collège !

Planet Scoop : Comment imagines-tu ton rôle de mère ?
Sarah : Je viens juste de fêter mes 23 ans... Avoir des enfants, même si je sais que ça arrivera un joour, n'est pour l'instant pas ma priorité. C'est difficile de faire des grandes théories sur l'éducation quand on n'est pas confronté au quotidien de la vie avec des enfants. Comme beaucoup de femmes, je rêve d'être la mère parfaite : compréhensive, disponible, aimante et aimée... Ma propre mère m'a donné une excellente approche de mon futur rôle., Mais élever des enfants, ce n'est pas du cinéma...

Planet Scoop : Concrètement ça donnerait quoi ?
Sarah : Je n'ai pas envie de me torturer l'esprit avec tout ça... Je crois qu'on se révèle dans son véritable rôle de maman lorsqu'on devient parent. Pour l'instant, je me donne jusqu'à l'âge de trente ans pour profiter à fond de ma jeunesse et m'éclater dans mon travail. Après, je devrai de toute façon faire un choix. Une vie familiale stable est complètement incompatible avec mon emploi du temps actuel !

Planet Scoop : Tu restes très marquée par le divorce de tes parents..
Sarah : Comme je le disais, mon père nous a abandonnées maman et moi alors que je n'étais qu'une enfant... Depuis l'âge de 11 ans, j'ai coupé tous contacts avec lui. J'ai tiré un trait définitif sur mon père, il ne fait plus partie de ma vie ! Comme le dit souvent mon ami Keanu Reeves, il faut un permis pour chasser, un permis pour conduire, mais n'importe qui peut devenir père... Mon passé familial et affectif me rend très vigilante quant au choix d'un partenaire sérieux...

Planet Scoop : Les sollicitations masculines ne doivent pourtant pas manquer ?
Sarah : J'ai beaucoup moins de propositions qu'on pourrait le penser ! Contrairement aux apparences, je suis d'une timidité maladive. Les rares fois où je vais faire un tour dans les soirées mondaines de Los Angeles, j'appréhende de me faire draguer. Il m'arrive même d'envisager d'entreprendre une psychothérapie pour écarter cette peur incompréhensible. Dès qu'un garçon me regarde avec insistance et se dirige vers moi, je me sens comme une proie paniquée façe à un chasseur. Pour éviter ce genre de désagrément, je m'arrange toujours pour qu'une amie ou une personne de confiance soit en permanence à mes côtés.

Planet Scoop : Tu n'aurais donc aucune relation amoureuse ?
Sarah : A mon âge, ce serait grâve (rires) ! Même si je n'aime pas m'étaler publiquement sur le sujet, il m'arrive évidemment de vivre certains flirts. Mais pour que je prenne la décision de sortir avec un garçon, il me fauit beaucoup de temps... Et il faut à mon partenaire une patience exceptionnelle. Je n'arrive pas à m'engager avec un garçon en qui je n'ai pas une totale confiance. Souvent, j'écoute avec envie les récits amoureux de certaines de mes amies. Elles ne se posent pas de questions, elles foncent et elles voient ensuite ce qu'il se passe...

Planet Scoop : Ne serais-tu pas excessivement pudique ?
Sarah : Oh si ! La nudité me rend nerveuse... Je me souviens d'une anecdote amusante. L'une des premières fois où j'ai accepté de coucher avec un garçon. Nous en avions discuté longtemps auparavent et nous avions décidé de nous donner rendez-vous chez lui, dans la banlieue de New York. Je m'installe sous les draps pendant qu'il se déshabille à côté, dans la salle de bain. Il revient, complètement nu, et soulève la couette du lit. En me voyant, il est pris d'un fou rire éclatant. J'avais gardé mes sous-vêtements et mes chaussettes ! Il nous arrive de nous croiser de temps en temps, et à chaque fois, nous rigolons aux larmes en évoquant cet épisode cocasse !

Planet Scoop : Si demain on te propose d'apparaître nue à l'écran ?
Sarah : C'est une idée qui me pétrifie totalement ! Je ne dispose pas de la plastique et du caractère d'une Pamela Anderson pour m'exhiber un peu partout. Néanmoins, dans le contexte d'un film,mon appréhension est moins forte. Quand je joue, je ne suis plus Sarah Michelle Gellar, je suis mon personnage. Dans Sexe Intentions, j'ai relevé le défi d'embrasser une autre fille sur la bouche... Peut-être serais-je capable de me mettre nue devant une caméra ? Si je le fais un jour, ce sera seulement à la condition que ça puisse avoir un intérêt pour le film...

Planet Scoop : Comment vois-tu l'avenir de Buffy ?
Sarah : Je prends un tel plaisir à tourner cette série, que je ne suis pas prête d'arrêter. David (Boreanaz) est parti pour incarner le rôle principal d'Angel,masi moi, je reste fidèle au poste. D'ailleurs nos producteurs respectifs prévoient d'intégrer Angel à certains scénarios de Buffy, et inversement. Nous en sommes à la quatrième saison, et l'aventure est loin d'être terminée...

 

Scoop +

Malgré son extrème discrétion, SMG a été surprise il y a peu, aux abords de la plage de Malibu, allongée lascivement aux côtés de Freddie Prinze Jr., son partenaire dans Souviens-toi l'été dernier. Quelques semaines plus tard, Jerry O'Connell, qui partage avec elle l'affiche de Scream 2, déclarait dans une interview au magazine People que, malgré sa séparation d'avec Sarah, il restait toujours amoureux de la belle. SMG serait-elle moins sage qu'elle ne le dit... Alors, Jerry ou Freddie ?

Parmi les innombrables propositions de films, le choix de SMG s'est arrêté sur Harvard Man. Réalisé par James Toback, le film mettra en scène Sarah en professeur de philosophie, amoureuse de l'un des élèves de la prestigieuse université américaine de Harvard. Le tout sur fond de trafic de drogue... Le projet devrait se concrétiser dès la fin de la quatrième saison de Buffy.

Ils l'ont dit ...

"Quand on travaille avec Sarah, on sait que tout se passera à merveille. Elle n'est pas comme certaines starlettes qui se plaignent en permanence des conditions de tournage et qui se cloïtrent dans leur caravane ! Même par une nuit glaciale d'hiver, elle n'hésite pas à faire dix prises s'il le faut. Cette gamine ira très loin..."
Kevin Williamson (Scream, Souviens-toi l'été dernier, Dawson...)

 

Transcript de Viper

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