accueil actu chat forum livre d'or formulaire e-mail
Biographie
Photos
Films
Multimédia
Articles
Interviews
Divers
Liens

- Harvard Man -

- La critique de Monsieur Cinéma :

Première précision : à la vue de cette comédie déjantée, on imagine un jeune metteur en scène, du style ancien clippeur abonné aux écrans de MTV. C’est donc une surprise de découvrir que derrière cet HARVARD STORY se cache James Toback, réalisateur quinquagénaire et auteur en 2000 du remarqué BLACK AND WHITE. Son nouveau film est bien différent, avec effets de style en pagaille et mise en scène pour épileptiques cocaïnés. James Toback use et abuse du montage parallèle et donne parfois envie au spectateur de crier stop (la séquence assez longue du « trip » du héros, par exemple). Pourtant, il est facile de se laisser prendre au jeu, malgré la prévisibilité du récit. Les acteurs semblent s’amuser à débiter des dialogues à toute vitesse, notamment Sarah Michelle Gellar dans un rôle proche de celui qu’elle tenait dans SEXE INTENTIONS. Certes, tout cela peut paraître inconséquent et assez vain, mais c’est aussi très stimulant. C’est sûr, HARVARD STORY se démodera très rapidement. En attendant, il procure un plaisir fugace dont on aurait tort de se priver en cette saison cinématographique très pauvre. (Marc Arlin)

- Celle de Télérama :

"sexe, arnaques, LSD : un cocktail d'été pimenté."

Ne vous y trompez pas : cette histoire n'a rien à voir avec le nanar étudiant de l'été à base de drague boutonneuse et de jalousie en jupette plissée. Ici, ce serait plutôtsexe, arnaques et LSD. Alan, féru de philo et star de l'équipe de basket du campus, aurait tout su du jeune Américain modèle s'il n'avait pas un fâcheux penchant pour les trips extrèmes. Et à trop se pencher... James Toback, 56 ans et toujours friand de sujets provoc (comme dans le foutraque et sympathique Black and White de l'année dernière), choisit le décor facultatif de l'université pour un petit jeu de "qui base qui ?" universel. Son petit étalon couche avec le corps enseignant , qui couche avec les flics. Qui veulent coincer une petit mafieuse en herbe à la croupe idéale, tenant sous sa coupe vénale notre étalon, décidemment débordé. Un Monopoly branché où les cases orgasme, argent et stupéfiants peuvent mener droit à la prison ou à la raison. Les dialogues nerveux et bien sentis, la musique classique remasterisée et le montage heurté agacent quand ils ne séduisent pas, et vice versa. Jusqu'à un happy end trompeur, James Toback n'en finit pas de jouer à l'éternel adolescent (sous) acide.

Guillemette Olivier

retour à la fiche d'infos